Enseignement des sciences économiques au secondaire qualifiant...

Titre complet:Enseignement des sciences économiques au secondaire qualifiant : Evaluation en termes de savoir de savoir-faire et de savoir-être de l’examen national de la deuxième année du cycle du baccalauréat.
Resumé d'un projet de fin d'étude presenté à la facuulté d'éducation de Rabat.

L’économiste doit être « un mathématicien, historien, homme d’état, philosophe, dans une certaine mesure…..au-dessus de la mêlée et incorruptible qu’un artiste et pourtant, parfois aussi proche de la réalité qu’un dirigeant politique » ces paroles de JOHN MAYNARD KEYNES montrent l’importance qu’on doit donner à la formation des futurs économistes. Au Maroc où la formation institutionnelle en économie comme branche d’étude commence à la première année de l’enseignement secondaire qualifiant et dure trois ans. Une première année d’étude, est sous la forme d’un tronc commun qui permet à l’étudient d’accédé à la première année du cycle de baccalauréat de l’enseignement secondaire qualifiant et de choisir en deuxième année entre deux options :
*La science économique.
*La science de gestion comptable

Pour ces deux options il y’a un examen national à passer qui déterminera avec deux autres types d’examens -l’examen régional et le contrôle continu- la note finale attribuée à l’élève pour avoir son diplôme de baccalauréat.

Ces informations tirées de différentes brochures distribuées par les académies régionales de l’éducation et de la formation pour orienter les élèves s’arrêtent à ce niveau, un niveau qui semble peu explicite pour une très bonne orientation de ces derniers.

Dans notre recherche on a choisi de traiter la troisième composante de la note du baccalauréat qui est l’examen national. Ce choix se base sur une raison principale : que c’est dans ce type d’examen que les élèves (option économie) sont évalués sur le même pied d’égalité à l’échelle nationale dans des matières relevant de leur discipline.

Pour les deux options de la « sciences économiques et de gestion » -sciences d’économie et science de gestion comptable- on trouve dans l’examen national parmi la philosophie, les maths, et la deuxième langue :

*La comptabilité et les mathématiques financières.

*L’économie générale et statistique.

*L’économie et l’organisation administrative des entreprises.

Parmi ces trois matières on a choisi la dernière, du fait qu’elle bénéficie d’un coefficient élevé dans l’examen national. Puisque pour l’option sciences de gestion comptable, la matière économie et organisation administrative des entreprises s’empare d’un très grand coefficient (6).

Par ailleurs le nombre d’heures attribués à cette matière est de 4 H par semaine ce qui se traduit par une enveloppe globale de formation de 136 H/an pour la matière économie et organisation administrative des entreprises ; c’est une masse horaire importante pour une discipline.

Donc notre choix a porté sur cette matière pour l’analyse de l’examen national du baccalauréat et qui parle d’examen fait référence à l’évaluation est spécialement à une évaluation à caractère certificative.

Par ailleurs il a été constaté que les étudiants qui ont reçu leur baccalauréat rencontrent des problèmes a la poursuite de leurs études à l’université à recrutement ouvert et selon le document n° 1 de la CAPESUR -Comité d’animation, de pilotage et de suivi de la reforme- 9 ,5% des étudiants inscrits en première année quittent l’université au cours du premier cycle sans diplôme et seulement 10 % des étudiants d’une promotion obtiennent la licence en 4 ans .

Enfin dans une récente rencontre nationale sous le signe de l’ « orientation active : un pont du lycée vers l’université » qui s’est tenue le 28 avril 2011 à OUJDA, les participants ont cité un chiffre de 17 % de redoublement pour l’ensemble des filières de licence, alors que la première année du cursus enregistre les taux les plus élevés entre 34 % et 49 %.

A noter que parmi les objectifs de la formation du bachelier des sciences économiques et de gestion -si on croit le livre blanc dans sa cinquième partie- « c’est la poursuite des études supérieurs dans les universités, les classes préparatoires et les grandes écoles de commerce ».Un objectif parmi d’autres qu’ ils n’ont pas pu atteindre vu les chiffres cités ci-dessus .

Donc ces chiffres importants d’échec universitaire et spécialement à la première année nous amène à revoir les critères sur lesquels ont été évalués ces jeunes étudiants pour accéder à l’université ; d’où la légitimité de s’interroger sur la pertinence de cette évaluation.

Evaluation qui doit tenir compte de la spécificité du savoir comme le professeur ZGOR l’a souligné dans sa thèse présentée à Bruxelles .Cette spécificité du savoir économique définit par KARL MARX comme « la diversité au sein de l’unité » , un savoir que XAVIER ROEGIERS perçoit comme l’« une des catégories de ressources que l’apprenant mobilise pour résoudre une situation» et qui est synonyme selon lui de contenu et de connaissance.

Un savoir-faire qui est « l’exercice d’une activité sur un savoir » que ABDERRAMANE RIDA veut le faire découvrir aux étudiants de la science économique par la pratique .

Un savoir-être qui représente toute « attitude adaptée à une situation donnée » et que JOHN MAYNARD KEYNES voulait voir dans le futur économiste.

Compte tenu des remarques précédentes, la question à résoudre est la suivante :

Quelle est la part réservée au savoir, au savoir-faire, et au savoir-être dans l’examen national marocain de la science économique et de gestion, option sciences de gestion comptable pour la matière économie et organisation administrative des entreprises?

La méthode d’analyse :

Notre méthode d’analyse va se baser sur les concepts et les théories docimologiques et sur une étude des examens du baccalauréat de 2008 à 2011 ; session normal et session de rattrapage confondus.

Pour cela nous allons adopter la démarche suivie par ABDERRAHMANE RIDA ; cette dernière se décline en deux étapes :

La première étape :

1) Identifier les partis du programme sur lesquelles porte chaque question.

2) Recherche de la nature de la compétence intellectuelle mesurée par chaque question.

3) Regroupement des questions selon leur nature.

4) Comparaison de l’ampleur qu’occupent les questions se rapportant au même contenu à l’étendu de celui-ci dans le programme d’étude.

5) Comparaison des questions selon la nature de la compétence intellectuelle mesurée.

La deuxième étape :

La comparaison des épreuves d’examen pour apprécier les écarts entre le dispensé et l’évalué.

Limites de recherche :

Notre travail concernera une seule matière parmi trois ; c’est la matière, comme il a été signalé précédemment, dont la masse horaire attribuée dans le curriculum et le coefficient dans l’examen national sont importants.

Notre travail va seulement analyser huit examens nationaux que ce soit comme session normale ou celle du rattrapage ; ces derniers couvrent la période de 2008 à 2011-l’année de l’élaboration de ce projet de fin d’étude-et qui est justifiable pour deux raisons :

1) Depuis 2008 on a vécu une refonte que ce soit en fond ou en forme de la branche sciences économiques et de gestion.

2) On a des manuels et des annales de l’économie à passer au crible et qui fond en ensemble plus de 1997 pages.

Notre recherche tente de surmonter le défi majeur d’un manque de ressources bibliographiques relatives à cette discipline que ce soit sous forme de thèse ou de livre destiné à l’enseignant.

Résultat :

On a abordé dans la première partie de cette recherche le savoir selon différentes perceptions, tout en essayant de le cerné le plus possible, en montrant la distinction qui peut exister entre le savoir et la connaissance, entre le savoir et la pensée entre le savoir et l’information….

Dés le deuxième chapitre, le savoir commence à prendre une connotation éducative toute en insistant sur l’évaluation de celui-ci.

Dans le troisième chapitre, on a abordé le savoir-faire, où on a essayé de montrer les exigences de l’évaluation relative à ce type de savoir et à ses différents niveaux, tout en mettant l’accent sur l’importance que revêtent les questions qui se rapportent à ce savoir-faire et surtout en science économique.

Dans le quatrième chapitre, on a abordé le savoir-être et on a cité en détail un bon nombre de ses facettes (La motivation, Le sentiment d’efficacité personnelle…..).

Ce savoir-être et le moins évalué parmi ces trois types de savoir comme on a déjà indiqué dans les résultats de la deuxième partie de cette recherche, et qui avait pour objectif principal et à travers la mise en œuvre du modèle d’analyse, abordé en problématique, d’essayer d’analyser les examens nationaux du baccalauréat de la branche « sciences de gestions comptable » et pour la matière « économie et organisation administrative des entreprises » que ce soit en termes de savoir, de savoir-faire, et de savoir-être.

Le nombre très faible des questions relatifs au savoirs-être est qui représentent seulement 14 questions sur 240, montre le manque d’importance accordé à ce type de savoir, ce manque d’évaluation en savoir-être peut nous indiquait d’une manière implicite le manque qui peut exister dans la formation de ce type de savoir et qui reste l’un des facteurs « qui a perpétué l’état de sous développement de nos entreprises » .

Tant de questions restent en suspens pour expliquer ce constat :

S’agit-il de la spécificité du savoir-être qui peut être difficilement évalué et plus particulièrement dans le cadre d’une évaluation certificative ?

Est-ce qu’on a abandonné ou on doit abandonner la formation en savoir-être puisque on n’est pas assuré de l’apprentissage de ce type de savoir par l’apprenant ?

Qu’elle est le véritable impact de la formation en savoir-être sur le niveau social et économique du pays ?

Tant de questions qui restent à approfondir et comme l’a souligné le Duc de La Rochefoucauld « pour bien savoir les choses, il en faut savoir le détail ; et comme il est presque infini, nos connaissances sont toujours superficielles et imparfaites » .

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