Pour s’assurer qu’un système d’enseignement-apprentissage est efficace, de qualité, et effectuant pleinement son rôle eu égard à une société mouvante, ce système doit être alors continuellement évalué afin de déterminer ses points forts, ses points faibles, les risques et les opportunités dont il peut faire face.
L’indicateur déterminant de tout système d’enseignement reste les apprentissages acquis par l’apprenant, puisque il est l’un des objectifs ultime de l’école. L’évaluation de ces apprentissages se fait tout au long de l’année c’est ce qu’on appelle l’évaluation formative, qui permet de détecter les difficultés de l’apprenant afin de lui venir en aide, d’où sa fonction pédagogique, tandis que l’évaluation certificative se fait dans la majorité des cas une fois la séquence d’apprentissage terminé, son rôle se résume à prendre des décisions d’acceptation ou de refus dans les classes supérieurs de l’enseignement ou prendre tout simplement des décisions de classement entre les apprenants.
Cette tache relevée par l’évaluation certificative dont l’examen national de baccalauréat en fait parti, peut être agrémenté par une fonction pédagogique.
Aménager le rôle pédagogique et administratif est loin d’être un travail évident mais une très bonne élaboration de l’examen évaluatif, en respectant les principes éducatifs et didactiques propre à chaque matière peut faciliter grandement les choses.
Au Maroc l’examen évaluatif par excellence, reste l’examen national du baccalauréat, élaboré à la fin du secondaire qualifiant il attire généralement l’intérêt de la société et de l’apprenant en particulier puisque il représente le passage obligé aux études supérieur et il peut aussi permettre une insertion économique et social des bacheliers.
Par ailleurs, les chercheurs en sciences de l’éducation et spécialement ceux intéressé par la docimologie, trouve dans cet examen une occasion en or pour apprécier tous le système éducatif marocain.
Un système éducatif qui est fondé désormais depuis 2008 sur la base des savoirs, des savoirs-faire et des savoirs-être, représentant ainsi le noyau dur de l’approche par compétence dont la pédagogie d’intégration a été le cadre de sa mise en œuvre. Cette vision pédagogique a eu des retombés sur la manière d’élaborer l’examen national du baccalauréat, ce qui apparait clairement quand on commence à analyser le cadre référentielle qui représente la base de l’élaboration de l’examen national du baccalauréat, cependant certains recherche au niveau de la faculté d’éducation on montré les limites de cette nouvelle approche.
L’évaluation va mal non seulement au secondaire mais la situation s’amplifie d’avantage quand on commence à apprécier la réalité de l’université et plus particulièrement celle a recrutement ouvert.
Puisque depuis l’adoption du système LMD -Licence, Master, Doctorat- certains voix se lèvent en dénonçant la duré trop courte des semestres, ce qui met a mal selon eux la qualité de la formation mais surtout affectant le rôle de l’évaluation qui devient dans la plus part du temps certificatif du fait de l’absence des examens évaluatifs.
Ce constat amer de la place accordé à l’évaluation au niveau de l’enseignement supérieure marocain n’a pas passé sans laisser des dégâts, puisque la majorité des rapports nationaux et internationaux, mais aussi des différents classements mondiaux sur les universités n’ont pu réserver que les derniers sièges aux universités marocaines.
Les reformes qui ont été entrepris au Maroc n’ont pas permis hélas l’établissement d’un système éducatif vue qu’elles sont ignorées la place de l’évaluation ou elles sont carrément échouées à établir un processus fiable capable d’informer sur l’évolution des objectifs escomptés .